Nouvelles de Bukavu d'hier et d'aujourd'hui


Accueil      Bienvenue

Dans cette page vous trouverez des nouvelles de Bukavu d'hier et d'aujourd'hui. C'est ainsi que vous trouverez en fin de page des informations et des photo du grave séisme qui a secoué Bukavu en février dernier.


 

Lancement du "Général Tombeur" en février 1932.

Ce bateau transporta des générations d'étudiants habitant plus au nord, vers Goma en juillet, premier signe de vacances, ou de Goma vers Bukavu, en septembre pour la rentrée. Il était alors un lieu de retrouvailles, de morosité pour les uns ou de joie nouvelle pour les autres. - (Documents de Jean-Claude Duhot)

* * * * * * *

Correspondance de Michèle Ralet

SOUVENIRS DU CERCLE SPORTIF DE COSTERMANSVILLE

 C’est en 1952 que fut inauguré le Club House du Club Sportif de Bukavu, dont certaines infrastructures existaient depuis 1932.

Notre papa Jacques Ralet en était le président fondateur et à l’époque directeur commercial à la Bralima.

Cette inauguration organisée par le comité eut lieu en grandes pompes, en présence de différentes personnalités dont Mme Brasseur épouse du gouverneur, qui en était le Président d’Honneur, diverses personnalités du monde militaire, religieux et des affaires y étaient également représentés.

Situé à la Botte, au bord du lac Kivu, la vue y était imprenable, une grande allée couverte d’une pergola fleurie donnait accès au club.

Le chalet lors de sa construction, était à l’époque une des plus ravissantes réalisations de la ville, et était entouré de très belles installations comprenant des courts de tennis, une piscine pour enfants, des jeux pour enfants, un terrain de basket-ball, des cabines de bains, des tables de ping-pong...

Un long plongeoir et une plate-forme permettait aux nageurs de plonger directement dans le lac à quelques mètres de la rive, les bords du lac étant parfois glissants du fait des roches et de la végétation.

Des tournois de tennis y étaient régulièrement organisés par le comité qui y était très actif. Certains tournois intimes ou inter-villes (dont Usumbura) avaient lieu. Le cercle sportif de Bukavu  comptait 350 membres assidus. Parmi eux d’excellents joueurs et joueuses qui ont d’ailleurs remporté plusieurs coupes.

Les champions belges de tennis de l’époque Philippe Washer et Jacky Brichant lors d’une tournée au Congo ont été invités et ont participé à des rencontres lors de leur passage. Ce fut un évènement pour les joueurs et l’occasion d’organiser une grande fête au Cercle Sportif.

Le Club House du Cercle Sportif de Bukavu a rapidement remporté beaucoup de succès, de nombreuses soirées dansantes y ont été organisées, permettant aux membres et invités de se divertir dans une ambiance très agréable et mondaine.

Les nombreuses personnes qui ont fréquenté à cette époque le cercle sportif de Bukavu en auront sûrement tout comme nous, gardé un excellent souvenir.

Les quelques photos incluses dans le texte vous permettront de vous remémorer cette époque !

Michèle Ralet

* * * * * * *

(Article Presse Africaine 17 mars 1956 sur le Rond-point du Carrefour de la Poste de Bukavu.)(Document fourni par Guy Van Gremberghe).

NDLR. Voici un texte assez amusant relatant les querelles de clochers entre Bukavu et la capitale et exposant par le détail les chicanes administratives, techniques, juridiques et même économiques, ainsi que l'art de certains fonctionnaires de couper les cheveux en quatre dans diverses solutions qui eussent été plausibles pour .. le carrefour de la mort !.. On se croirait davantage dans une pièce de Georges Courteline que dans un roman de Marcel Proust, n'en déplaise au titre évocateur... Rappelons pour ceux qui l'auraient oublié que le champignon n'est autre que la petite pédale de l'accélérateur.


À la recherche du . . .
  CHAMPIGNON PERDU

 

Bukavu la grand'ville vient d'acquérir un système de signaux lumineux pour délivrer le policier du carrefour de la poste de son métier de sémaphore.

            Des marteaux pneumatiques ont défoncé le piédestal de béton et des artistes peintres ont décoré la chaussée comme un vieux général mexicain. Désormais, l'avenue royale, ouverte comme un tombeau, permettra en descente les plus folles vitesses.

            Le mouvement giratoire, incontestablement le plus pratique à un croisement de quatre routes, est remplacé par un système à cascade dont nous attendons les preuves.

            Les premiers projets présentés préconisaient le remplacement du rond-point primitif par deux lunules laissant entre elles un large passage aux véhicules descendant ou montant en ligne droite l'avenue principale, cependant que ceux qui désiraient virer à leur gauche se rangeaient sur le pourtour de ces quais semi-circulaires et attendaient le signal intermédiaire jaune pour emprunter leur nouvelle direction. Ces projets nécessitaient cependant l'expropriation indispensable à l'aménagement des quatre coins du carrefour. Les instances supérieures, qui, comme tout le monde le sait, de Léopoldville connaissent mieux que nos édiles et commissaires les nécessités de la circulation Bukavienne, écartèrent sans pudeur les suggestions présentées et inventèrent dans leur petit cerveau administratif la solution économique, antiréglementaire et dangereuse, pour le bon fonctionnement de laquelle jusqu'à présent un commissaire a été requis.

            Voyons un peu ces dispositions et ce qu'elles ont de troublant pour les chevaliers du champignon. Fabriqués en Suisse, les poteaux lumineux ont une présentation antiréglementaire non conforme à l'article 1 de l'Ordonnance 62/429 : la lumière du vert est quadrangulaire au lieu de circulaire, la lumière rouge est surchargée d'une inscription non prévue et celle du jaune, triangulaire. D'autre part, petite intervention économique, deux signaux lumineux auraient suffi.

            La succession des couleurs est régulièrement irrégulière et l'intermédiaire jaune n'apparaît pas périodiquement. Les lignes blanches peintes sur la chaussée sont très pratiques, mais non prévues par la loi. Le système des lignes prévoyant le virage à gauche est contraire à l'article 13 de l'Ordonnance 62/158 qui prévoit que l'usager qui vire doit prendre son tournant aussi largement que possible. Enfin, il est prescrit qu'en l'absence de signalisation lumineuse, la règle de priorité de droite est d'application, en est-il ainsi au carrefour ?

            Toutes ces objections seront certainement invoquées par des experts d'assurance lors des constats des accidents futurs. Y a-t-on pensé ? Une proposition constructive nous a été présentée, qui serait de rétablir un rond-point peut-être plus petit que le précédent, mais qui remplirait son rôle en rétablissant le sens giratoire de pair avec la signalisation lumineuse.

            Ces discussions paraissent byzantines et chagrines, mais ne l'est-on pas pour nous quand on nous dresse procès-verbal ou afflige des amendes. Au fait, n'est-ce pas là le secret désir des fonctionnaires qui nous donnent ainsi l'élégante occasion de regarnir leur caisse ? Désormais, passer par le carrefour de la Poste est un devoir national. Chaque citoyen conscient et motorisé mettra son point d'orgueil à suivre les nouvelles prescriptions ne serait-ce que pour soulager les finances publiques !

* * * * * * *

(Article Presse Africaine 17 mars 1956 )(Document fourni par Guy Van Gremberghe).

NDLR : Le lecteur appréciera le souci du moindre détail technique, avec une précision stupéfiante qui nous interroge sur le sérieux des décisions de l'équipe de rédaction du Comité du Rallye du Lac Kivu (voir poids et dimensions du véhicule. On voudrait un style pince-sans-rire qu'on ne pourrait faire mieux..) Nous avons gardé sur la photo la publicité Hubert Delhez pour vous mettre en appétit.. et en cas d'indigestion, voyez le pharmacien Cophaco.


DERBY DES CAISSES À SAVON : RÈGLEMENT

 

Art. 1er - Par le fait de son inscription, le concurrent prend l'engagement formel de se conformer au présent règlement dont il déclare avoir pris connaissance et de se soumettre aux décisions du « Comité du Rallye du Lac Kivu », seule juridiction sportive valable.

Art. 2.- Construction. Les « Caisses à savon » n'auront aucun moyen de propulsion.

Poids : Le poids maximum du véhicule avec le conducteur (sera) de 113 kg 400. Ce poids peut être éventuellement atteint avec du lest dont la fixation sera vérifiée avant le départ.

Dimensions : Longueur maximum hors tout : 2 mètres, 2 centimètres. Largeur maximum hors tout : 1 mètre 6 centimètres. Hauteur maximum hors tout : 76 centimètres, le conducteur étant assis dans la voiture. Empattement : minimum 1 mètre 1 centimètre. Se mesure d'un côté puis de l'autre de centre à centre de roues.

Voie : (écartement des roues) à l'avant comme à l'arrière, ne devra pas être inférieure à 76 centimètres ou supérieure à 91 centimètres. Ne doit pas nécessairement être la même à l'avant qu'à l'arrière (La voie est la distance prise au sol entre deux bandages opposés.) Roues : nécessairement quatre roues sur deux essieux. Sans roulements à billes et diamètre maximum de 30 centimètres pour la catégorie internationale, et, pour la catégorie régionale, avec ou sans roulements à billes et diamètre maximum de 50 centimètres.

Art. 3.- Il est défendu : a| de monter une direction agissant sur les roues arrières; b! de monter une transmission de direction à corde ou à chaîne, il faut dans ce cas un câble métallique de minimum 4 millimètres de diamètre et au moins un tendeur; c| de monter une direction commandée par les pieds; d| d'utiliser des pièces d'auto pour les freins; e| de laisser là où le conducteur est assis des angles vifs non rembourrés ou des tôles dont les bords ne seraient pas rabattus et rembourrés; f| de faire une carrosserie dans laquelle le pilote ne serait pas assis normalement; g| d'utiliser du verre pour le pare-brise ou pour quoi que ce soit.

Art. 4.- Freins : toute voiture doit être munie de freins efficaces. Un seul modèle de frein est admis : le frein de traînée et il doit être commandé au pied et se trouver dans l'axe de la voiture s'il est simple ou de chaque côté de la voiture s'il est double. La partie qui frotte sur le sol peut être plâtrée de caoutchouc.

Art. 5.- Carrosserie : l'armature de la carrosserie sera en bois. Les lattes métalliques sont interdites de même que l'utilisation de plâtre ou de ciment pour faire une carapace. Le cadre pourra être renforcé de coins métalliques ou équerres ou de tendeurs diagonaux aux angles seulement. Ceci n'interdit pas l'emploi de petites pièces légères métalliques destinées à réunir des pièces de bois. La carrosserie ne pourra pas enfermer la tête du conducteur et devra être construite de telle façon qu'on puisse facilement inspecter la construction se trouvant avant et derrière le siège. Le conducteur doit pouvoir monter et descendre de la voiture sans avoir à démonter le volant ni ouvrir une partie de la carrosserie.

Art. 6.- Le comité pourra faire retirer tous accessoires jugés dangereux pour le conducteur ou les spectateurs.

Art. 7.- Tous les véhicules devront être munis à l'avant d'un crochet, d'un anneau ou d'un dispositif quelconque pour pouvoir y attacher un câble pour remorquer le véhicule.

* * * * * * *

(Article Presse Africaine  mai 1956 )(Document fourni par Guy Van Gremberghe).

CAISSES À SAVON : LA COURSE

Vraiment une excellente journée pour les jeunes et pour les autres que ce dimanche consacré aux courses de vitesse pour caisse à savon. Les petits constructeurs avaient d'ailleurs fait tant de petites merveilles par leur ingéniosité que l'on ne pouvait plus parler de « caisses » mais plutôt de vrais petits véhicules ayant beaucoup d'allure avec leurs avants profilés, leurs volants originaux et leur finissage soigné.

Le plus remarquable dans cette manifestation fut certes de voir l'enthousiasme, le sérieux qui animent les jeunes conducteurs. On peut dire qu'ils ont pris leur rôle terriblement au sérieux. C'est pourquoi il faut féliciter de tout cour les promoteurs de cette course, non seulement pour l'excellence de leur organisation, mais encore et surtout pour le plaisir sain, le réel, le réel bonheur qu'ils ont ainsi procuré à notre jeunesse.

Les épreuves se déroulèrent avec une parfaite régularité, les autos miniatures s'en allaient dans la pente de l'avenue Royale en suivant impeccablement la ligne droite, en atteignant des vitesses assez impressionnantes; d'après une estimation rapide le 45 km à l'heure était atteint au point le plus bas. À part une petite émotion provoquée par le bris d'un axe et une pirouette spectaculaire, tout se passa fort bien. La lutte fut serrée et le vainqueur Arved Studer a bien mérité qu'on le portât en triomphe lorsqu'il eut ceint l'écharpe des champions.

Félicitons sans réserves le comité organisateur et spécialement Monsieur Mannerie, les professeurs du collège qui transformèrent des locaux en un atelier bourdonnant d'activité, les services de la Police ainsi que notre excellente fanfare des policiers que l'on entend toujours trop peu.

Jolie fête et intelligente initiative que nous entendons bien voir se renouveler dès que possible.
 

* * * * * * *

(Article Presse Africaine 19 septembre 1958 )(Document fourni par Guy Van Gremberghe).

DÉPART DU R.P. CROEGAERT

Tandis que tous les amis du Collège se réjouissaient de voir revenir à Bukavu les RR.PP. Croonenberghs et Smets, c'est avec tristesse qu'ils ont appris le départ du R.P. Croegaert, Préfet du Collège.

Ce fut la grande affluence ce mercredi à Kamembe, car chacun tenait à remercier le P. Préfet pour tout ce qu'il a fait pour le Collège et pour nos enfants.

                 Le R. P. Croegaert,. qui fut l'âme du Collège N.D. de la Victoire et qui s'est dépensé sans compter, rentre pour un séjour de repos en Belgique. Au nom de toute la population de Bukavu, nous le remercions pour tout ce qu'il a réalisé ici; nous lui souhaitons un repos bien gagné en Belgique et lui disons : à bientôt !

 

 

 

 

* * * * * * *

 

(Article Presse Africaine 8 novembre 1958 )(Document fourni par Guy Van Gremberghe).

RÉSULTATS UNIVERSITAIRES DES ANCIENS ÉLÈVES DU COLLÈGE  (octobre 1958)

Sur 85 résultats connus. 71 anciens élèves du Collège N.-D. de  la Victoire ont réussi cette année dans leurs examens universitaires; ce qui fait 83% de réussites.

 

4 ont obtenu la GRANDE DISTINCTION :

De Pooter Roger, se. comm. 2e ann. Lovanium, Léopoldv.; Dubois. Pierre, sc. comm. Ire ann. Lausanne; Lenotte Yvan, sc. Comm., 4e ann. St Ignace, Anvers; Van Baelen Marc, Nafari Ire ann. Bruxelles,

12 ont obtenu la DISTINCTION :

Corten André, sc, pol. 2e ann. Louvain; Clavareau Robert, droit. 2e ann. Éville; Dessaint Francis, méd. 4e ann. Liège; De Wolf Guido. archit, 2e ann, St Luc Bruxelles ; Fiévez Pierre, droit 4e ann. Liège; Nijs Armand, rég. éduc, phys. le ann. Louvain; Pieters Leo, agr. E.M.D..S., philol. germ. Louvain; Remy Christian, examen d'entrée, ing. Louvain; Van den Eeckhaut Johan, méd. 5e. ann. Louvain; Vanhassel Jacques, rég. litt. 1re ann. Bruxelles; Van Roey Philippe, méd. 3e ann. Louvain.

55 ont obtenu la SATISFACTION :

André Michel, rég. Litt. 1re ann.. Malonne; Antonissen Léo, sc. Comm.. 2e ann. St Ignace, Anvers.; Bonsang André, droit 2e  ann. Liège; Bourgeois Michel, archit. 1re ann. Tournai; Bouvet Garl, sc. comm, 2e ann. Louvain; Daneau Michel, sc. écon. et soc. Ire ann. Louvain; Dardenne Jean, ing, 2e ann. Louvain; de Kerckhove Dominique. ing. 2e ann. Liège; Deprez Gérard, ing. 2e ann. Louvain; Dermant Hugo, méd. 3e ann. Louvain; Doyen Jean, examen d'entrée ing. Liège; De Paeuw Philippe, ing. 1re ann. Lovanium, Leopoldville; De Raeve André, médec. 4e ann. Louvain; Dumont de Chassart François, examen d'entrée, ing. Louvain; Elissen Jean, droit 5e ann. Louvain; Foscolo René, méd. Ire ann. Louvain; Gille Jean-Marie. sc. comm. Ire ann. St Ignace, Anvers; Goossens Alfons. ing. 3e ann. Louvain; Henrion Roland, droit 3e ann. Louvain; Hoste Hubert, droit 2e ann. Lovanium, Léopoldville; Humpers Jacques, méd. 3e ann. Brux.; Jaumin Claude, méd. 2e ann. Louvain; Laemont Robert, se. comm. 2e ann. Louvain; Lebrun Gérard, méd. 2e ann. Louvain; Lebrun Michel, sc. nat. 2e ann. Namur; Leusch Louis, ing. 1re ann. Lovanium Léopoldville; Libbrecht Emmanuel, droit 1re ann. Louvain; Maes Freddy, ing. agron. 4e ann, Louvain; Meessen Pierre, se. Comm 3e ann, Lièqe; Mendiaux Charles, droit 5e ann. Louvain; Michelson. Alex, méd. 2e ann. Louvain; Moulinasse Robert, méd. 5e ann. Louvain; Nemry Charles,  méd. 5e ann. Bruxelles; Ouwerx Eugène, droit 2e ann. Louvain; Pollefoort Claude, ing. techn. 1re ann. Liège; Puffet Paul, droit 5e ann. Louvain; Quintens André, droit 2e ann. Louvain; Reul Philippe, droit 4e ann. Louvain; Saerens Marc, médec. 4e ann. Louvain; Saillez Patrick, méd. 1re ann. Namur; Schoetter Paul, droit 5e ann. Louvain; Schoolmeesters Louis, archit, 2e ann. St Luc, Liège; Sokolsky Serge, ing. agron, Ire ann. Louvain; Tackels Robert, médec. 3e ann. Louvain; Thienpont Yves, droit 4e ann. Louvain; Van Baelen Hugo, chimie 2e ann. Louvain; Van Daele Guy, lng. agron. Ire ann. Louvain; Venderick Guido. ing. Ire ann, Louvain; Van Mossevelde Luc, se. comm. Ire ann. St Ignace, Anvers; Van Parijs Alberl. rég. litt. Ire ann, Bruxelles; Van Rompaey Hugo, sc. comm. 2e ann. St Ignace, Anvers; Van Vyve Roland, archit. 2e ann, St Luc. Bruxelles; Vercaeren Marcel, droit 4e ann. Louvain; Winckelmans Marc, médec. 6e ann. Louvain.

* * * * * * *

 

30 juin 1960 Défilé de l'Indépendance à la Kawa. On voit notamment le gouverneur Borlee et le futur président Miruho.  (Document de Guy Van Gremberghe)
 

* * * * * * *

Week-end d’Ascension le 11 05 1961 chez PERSOONS

Les invités de gauche à droite : RP Emile JANSEN, Jacques DEWAEL, Jacques DEPELCHIN, Guy JOANIDES, Jacques PERSOONS, Jean-Claude DUHOT et Eric CARPENTIER (Document fourni par Jean-Claude Duhot)

* * * * * * *

Février 2008 : Collège sinistré

 

( Article du journal “Le Phare” envoyé par Jean Maguru Chinyema )

Le Collège Alfajiri nécessite un million de dollars Us pour sa réfection

(Castro) 2008-02-06

Parmi les sites sinistrés et qui vont marquer pour longtemps la ville de Bukavu, il y a lieu de relever le Collège Alfajiri, ex-Notre Dame de la Victoire. Ce Collège qui, sous la direction des pères Jésuites depuis 1947, a offert au pays et au monde de nombreux cadres dans tous les domaines.

Selon notre correspondant local qui, en plus d’être un ancien de ce collège, a eu la chance de se trouver dans la ville la veille de cette tragédie humaine, ce sont la tour abritant l’école maternelle, la salle polyvalente de l’école primaire qui fait face au marché de Nguba, du côté du parking où jadis vers les années 60 les élèves attendaient les bus scolaires qui ont été les plus touchés. Le directeur de l’école primaire qui loge au rez-de-chaussée figure parmi les victimes de ce drame. Les éclats sont tombés sur deux de ses enfants, le garçon est le plus gravement touché et se trouve pour le moment hospitalisé pour les soins d’urgence. La tour abritant la Bibliothèque Humanitas jadis destinée au public, la salle du cycle d’orientation, la salle d’études des externes ont été aussi endommagées. Dans leur chute, les briques ont détruit le grillage en fer qui se trouvait devant cette salle de la bibliothèque Humanitas.

Les dégâts sont énormes et nécessitent une intervention urgente, a indiqué au Phare Perruche Bertin BAGULA, ancien du Collège, professeur à la faculté de la Polytechnique de l’Unikin et spécialiste des travaux publics. Il a estimé à un million de dollars Us le coût de la réfection des toitures et des salles des classes.

La question qui se pose est celle de savoir si le tremblement du dimanche dernier n’a pas créé des fissures internes dans ce vieux bâtiment et qui risquent de produire des effets néfastes dans l’avenir proche et surtout pendant la période scolaire. D’où un appel pressant en direction de tous les anciens et tous ceux qui ont vécu à Bukavu ou dont les enfants ont étudié dans cette célèbre école.

Ce n’est pas la première fois que le Collège Notre Dame de la Victoire subit des dégâts matériels énormes. Lors de la guerre contre les mercenaires et Diabos dirigés par feu le major Jean Schramme en juillet et août 1967, les avions de chasse T 28 de l’armée nationale congolaise avaient déversé plus de 35 obus sur le Collège détruisant des pans entiers du bâtiment. Après le départ des mercenaires et Diabos katangais, des voyous se livrèrent à un pillage systématique qui dépouilla le Collège de tous les matériels didactiques, des infrastructures scolaires et de tout le mobilier destiné aux élèves externes et internes. Les cours reprirent au mois de janvier 1968 uniquement pour les classes du primaire et du secondaire jusqu’au niveau de la 4 ème littéraire et scientifique.

Des gens de bonne volonté, dont feu le Père Jules DUBOIS, parcoururent le monde entier pour quémander une assistance en nature et en espèces sonnantes. Des chefs d’Etat dont feu le Roi Baudouin Ier et feu le maréchal Mobutu furent parmi les plus grands donateurs et en une année, le Collège reprit son visage d’antan jusqu’à se doter de la toute première salle des langues en RDC. En sera-t-il autant cette fois-ci ?

 

* * * * * * *
(Correspondance de Sœur Henriette Doyen, du 18 février 2008) Document transmis par Willy Junès.
 

Chères anciennes,

Est-ce que vous savez que Bukavu subit depuis le 3 février, tous les jours, des secousses sismiques importantes...vous comprenez que le Pensionnat ( Lycée Wima),  le Collège et tous les bâtiments à étage de Bukavu sont gravement endommagés...la population ne sait que faire exactement car cela continue et pour déblayer : pas de bulldozers, pas de grues, et s'il y a l'un ou l'autre à ce qui reste de l'office des routes, il n'y a pas les moyens d'acheter le carburant nécessaire, ce n'est évidemment pas le citoyen dont la maison est détruite qui sait le payer ni le gouvernorat qui ne ramasse pas de redevances vu la situation et dont d'ailleurs les caisses sont éternellement vides - nos sœurs nous tiennent au courant, à l'inverse de la presse internationale qui ne dit mot de tout cela et pourtant c'est toute une grande ville de presque 2 millions d'habitants qui est sinistrée...on commençait à distribuer des tentes et des couvertures...mais les organismes sont très peu mobilisés, déjà les "déplacés" du Nord Kivu victimes de Nkunda, ne reçoivent rien ou presque; alors en plus maintenant Bukavu...

Les gens s'entraident du mieux qu'ils peuvent comme toujours, nos sœurs dorment dans la cour intérieure du "Pensionnat", la partie la plus ancienne a plus souffert évidemment, la vieille maison de Kabare est à plat, sinistrée, 9 classes idem, l'église idem etc. etc.. comme cela commence a "durer" les gens ne savent pas trop ce qu'il faut faire : reconstruire ou pas, dormir dehors ou pas, mais les activités normales ont repris, on s'habitue nous disent nos sœurs...

mais les dégâts sont grands...

On peut voir pas mal de choses sur www. radio Okapi. 

Voulez-vous bien donner ces nouvelles aux anciennes avec lesquelles vous êtes en relation...
Affections
Sœur Henriette Doyen pour les sœurs de la Sainte Famille  

* * * * * * *
Correspondance de Guy Moreau du 25 février 2008

 Jean Marie

Merci pour ta réponse. Je suis arrivé le jour du tremblement de terre, mais j'étais en voiture entre Kigali et Bukavu. C'est en arrivant à la frontière que nous nous sommes aperçus qu'il y avait un problème.

J'étais l'invité du Président de la Fédération des Entreprises du Congo , section Sud-Kivu. Il était fort occupé à cet effet. Le lendemain il m'a été possible de visiter la ville. Dans les anciens bâtiments peu de dégâts. Ils sont par contre plus importants dans les endroits ou l'on a construit de manière " sauvage ".

J'ai visité l'Athénée. Étant Ingénieur Civil en Construction de formation , je me suis intéressé aux bâtiments. Peu de dégâts significatifs, car ceux-ci , construits en 1950,comportaient une série de joints de dilatation répartis dans l'ensemble de la structure. Ces joints ont été utiles car ils désolidarisaient l'ensemble des composants du bâtiment.

J'y ai rencontré la Directrice Générale de l'Enseignement qui s'inquiétait de devoir démolir le bâtiment ! Je l'ai rassurée bien entendu!

Je te fais parvenir ci-après une série de photos

Il est dans un état de conservation lamentable ! Voir les classes, ! Je suis allé à l'Internat ( côté garçon ).Les chambres sont occupées par des familles entière de professeurs ! Pas de logements en ville !

En ville les routes sont défoncées ou inexistantes. Curieusement ce qui tient le coup c'est le revêtement macadamisé de l'avenue principale qui descend vers la " Botte ".

Le tourisme ne peut s'envisager de manière correcte actuellement. Le Président de la FEC m'a proposé de venir avec des " pionniers " ( tels des membres de Makala ) avec une organisation structurée , en touristes ..Bien entendu on verrait la réalité, mais peut-être pourrions nous de ce fait donner un coup de pouce pour le redémarrage. Ils attendent beaucoup de nous , les Belges .Les Chinois sont présents , mais détestés ! Pour mon bureau d'études, j'ai un tas de projets qui m'ont été soumis. Ce serait intéressant de faire appel à des anciens .Je suis âgé de 67 ans et je t'assure que c'est exaltant ! Tout est à refaire ! On me propose de faire partie d'une commission d'urbanisme , afin de repenser l'évolution de la ville future. Il faut réactiver une série d'entreprises , cimenterie, minoterie, remettre en état la Regideso, etc...

Je suis resté une semaine à Bukavu. Par la suite je suis allé à Bujumbura par la route de la plaine de la Ruzizi qui est splendide. A part la frontière à Bukavu ( côté Congo ) qui est déplorable, arnaque permanente etc..., les douanes burundaise et Rwandaise sont très correctes.

Finalement à Kigali, qui est très bien .On sent la discipline. Les routes sont en bon état, la ville est propre. Beaucoup d'étrangers " occidentaux ", mais à part l'Ambassade et l'Assistance Technique Belge, j'étais le seul "industriel belge " présent !

Il est indispensable d'avoir des contacts corrects sur place pour faire des affaires. Si des anciens veulent tenter l'aventure il y a de la place à prendre, et je suis disponible pour aider à l'introduction.

A une prochaine

Je suis prêt à répondre à des questions éventuelles via " Makala "

Bien amicalement,

Guy Moreau "guymo@skynet.be"

* * * * * * *
Travaux après séisme

Correspondance de Jean Maguru Manyema le 22 mars 2008

 

Tour maternelle vue du parking

Tour Humanitas vue de biais