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"Notre beau et grand collège fut érigé à partir de 1937, et sa construction continua bien après la guerre...

Les années ont passé, les générations d'élèves se sont succédé. Internes et externes, des groupes d'amis se sont constitués le temps des études au collège (un an, deux ans, cinq ans, sept, huit, voire même dix ans) puis le destin a voulu qu'ils se perdent de vue.
Mais combien d'entre eux après leur départ ne se sont-ils pas interrogés sur le collège, les pères, les frères et sur leurs compagnons ?

 

Nous dédions ce site : 

 

- à nos anciens pères et frères jésuites, frères maristes et à nos professeurs laïcs, qui furent durant notre séjour au collège nos seconds parents,

- à tous les élèves internes et externes,

- et bien sûr aussi à tout le personnel africain, dont plusieurs, sans doute, ont par la suite vécu des événements dramatiques.

Où qu'ils soient que toujours l'étoile les conduise! "

Jacques Beaufort et André Bonsang   (toute première préface, août 2004, lorsque ce site Internet n'était encore qu'un doux rêve)

 

Hommage et remerciements

 

Comme Jacques Beaufort nous a quittés le 20 janvier 2005, alors que justement la rédaction de ce site était bien engagée, nous tenons à lui rendre ici un hommage tout spécial. (Voir le Chapitre 01 “Retrouvailles”)

Que Franz Ansieau et Jean-Marie Hock, qui ont pris le relais et sans hésiter ont appuyé le projet, soient également remerciés en ce beau début de notre aventure informatique.

Il est amusant de noter que toute cette partie sur le collège de 49 à 55 vous est proposée par le travail conjugué de deux cousins, tout ce qu'il y a de plus germains : André BONSANG du Québec, pour le contenu et Jean-Marie HOCK de Belgique, pour la technique. Cette complicité est bien normale quand on sait que, entre 1949 et 1955, le collège N.D. de la Victoire a compté pas moins de huit cousins (*) issus de cinq familles de trois frères et deux sœurs HOCK.

(* Il y eut également quatre cousines qui occupèrent les murs du pensionnat et pour faire le compte exact, ajoutons encore deux cousines et un cousin d'une sixième famille qui fréquentèrent l'athénée pendant la même période . Enfin, à cette époque, le collège abritait un étudiant qui deviendra un peu plus tard notre cousin par alliance! ) (Photo 262)

 

 

Avertissements

 

Si par le plus grand des hasards et bien malgré nous, quelqu'un se sentait troublé par une partie d'un texte, les auteurs seuls peuvent répondre de ce qui a été écrit. Voilà pourquoi à l'intérieur de chaque chapitre, nos textes seront toujours écrits ou acceptés sous la seule responsabilité de l'auteur signataire du chapitre.

En ce qui concerne les noms, nous nous sommes demandés si nous pouvions les introduire dans nos textes et il nous est apparu que tout changement des noms ou leur remplacement par une seule lettre risquait d'introduire le lecteur dans une certaine confusion. Comme d'un autre côté, nous ne nous permettrons jamais dans ces lignes de médire de quelque façon que ce soit, nous avons cru qu'il fallait conserver les noms propres. Par contre il est possible qu'une fois ou l'autre, l'orthographe des noms propres soit un peu écorchée malgré notre bonne volonté. À l'avance, nous demandons au lecteur de bien vouloir nous en excuser.

Concernant la qualité des photographies , nous tenons à préciser ce qui suit. Nous avons voulu garder le plus possible de documents photographiques, même si souvent, hélas, la qualité de l'image est loin d'être parfaite. En ces temps anciens, on photographiait en 6x9, en 6x6 et même souvent en 4,5x6 et la netteté de l'image ne se réglait pas automatiquement... Nous avons maintenu les photos floues et même parfois vraiment inesthétiques, par simple souci de vérité historique. Vous nous le pardonnerez."... Et maintenant,.. très bonne promenade !

 

Pourquoi "makala.be"?

 

On pourrait simplement répondre: et pourquoi pas.. Mais c'est un peu plus compliqué.

D'abord rappelons ce que tout ancien colonial et tout Congolais sait depuis toujours: un "makala", en swahili et aussi en lingala, c'est une braise, un charbon ardent, mais aussi la cendre qui en résulte. Bon, très bien me direz-vous, mais encore...

Pourquoi ce mot-là précisément, ici comme titre du site ?  Cela demande un développement un peu plus long et diversifié.

Il y avait donc deux copains qui s'écrivaient beaucoup, des anciens de Cost (qui deviendra Bukavu en 53), deux internes du collège qui ont eu l'heur de se retrouver par Internet après exactement 48 ans de silence. Et lors d'un de leur nombreux échanges "courriélistiques", André envoya à Jacques son histoire des Thuriféraires (voir plus loin 3: Souvenirs épars, ex. n°5: Jeux de massacre..). Jacques a bien ri et a beaucoup parlé de ces "makalas" dans les courriels suivants. Puis les semaines ont passé et André, dont l'adresse internet était aaamakila (à partir de son nom en lingala: makila malamu = Bonsang), constata que Jacques avait pris pour nom sur une nouvelle adresse: makala. On a encore bien rigolé. Puis Jacques a commencé à installer le tout premier site que nous avions projeté de construire sur notre collège et il y écrivit nos deux adresses. Plus tard, quand Jean-Marie prit le relais et qu'il fut notre premier et seul visiteur à entrer sur le site en question, il s'étonna de l'adresse en "makala" de Jacques et la proposa comme nom pour notre nouveau site qu'il était en train de mettre sur pied. Et voilà !

Maintenant, il est bon d'ajouter que ce mot peut éveiller l'attention des anciens.

De plus le "makala", il faut le tenir au chaud, le garder rouge pour nourrir le souvenir, comme un gardien des légendes qui songe à entretenir le feu, comme un thuriféraire qui veille aussi à ce que le charbon ardent continue à rougeoyer pour consumer l'encens qui parfumera la sainte chapelle... Et puis surtout, il y a le souvenir de Jacques qui prit ce nom, à partir de mon histoire, et puis les consonances: makala-makila comme deux frères... la braise et le sang, rouges tous deux, comme deux signes indiens...Je ne sais pourquoi j'entends ici le fameux "Acuna matata" du roi Léo de Walt Disney. Il faut retrouver l'âme des enfants qui sommeillent en nous.

Avec ce site "makala", nous serons chacun le "zamu" (le veilleur de nuit, la sentinelle, en lingala et en swahili) qui entretient la flamme du souvenir.


         "Sous mes cendres,

         "tu le sais, toi qui me connais,

         "dorment des braises

         "attendant d'être ranimées.

         "Seigneur, allume mes braises

         "pour qu'à nouveau brûle,

         "vive et joyeuse,

         "la flamme de mon amour

         "pour toi

         "et pour mon prochain !" (Charles Singer)


Voici maintenant, pour ceux que cela intéresse, un texte peu connu relatant les origines avant et durant la guerre de notre collège, texte écrit par le père Joseph Van Wing, dans lequel il nous relate toutes les négociations et dessous politiques concernant le choix du terrain et les premiers matériaux.



Tous les lecteurs et les anciens qui désirent ajouter leur grain d'encens sur nos "makalas" seront les bienvenus et sont invités à nous adresser leurs commentaires ou leurs textes. Voir : "Livre d'or" à la page Accueil.
Pour avoir accès à la table des matières et aux autres textes, il suffit de cliquer sur le bouton "Menu" que vous trouverez en début et en fin de chaque page.

 

André BONSANG, Franz ANSIEAU, Jean-Marie HOCK


 

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