"LE PENSIONNAT DE 47 à 60"

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TÉMOIGNAGE DE HEIDI (1947 à 1956)

 

Bonjour à toutes et tous (et particulièrement aux anciennes que j'ai connues au pensionnat)

J'ai été interne de ma première année jusqu'à ma quatrième moderne : cela fait bien neuf ans de 1947 à 1956. J'étais dans la section néerlandaise ou dans les classes avec le cours de flamand plus fort, puisque je suis Hollandaise. Je suis d'ailleurs repartie en 56 pour aller en scientifiques aux Pays-Bas. J'avais alors 16 ans.

Certaines se rappellent peut-être de Heidi Hanewald. C'est moi. J'avais une sœur cadette de deux ans : Yvonne.

Je voudrais un peu contribuer à étendre ce site, Makala.be, en publiant quelques photos et en les expliquant.

Mais d'abord, le nom de notre pensionnat. Il s'appelait bien Pensionnat Albert 1er de la Sainte famille. Je lis en effet sur nos diplômes du 11 juillet 1956:

"Institut de la Sainte Famille, Pensionnat Albert 1er à Costermansville". Ensuite, au bas du diplôme, près de l'endroit de la signature du Président de Jury, le mot en imprimé « Costermansville » est barré et remplacé par : "Bukavu". Je me demande pourquoi nos R. Mères n'avaient pas fait refaire de nouveaux diplômes depuis trois ans que le changement de nom avait eu lieu. Par seul souci d'économie pour des bouts de papier ?..

Cela pourrait être l'explication: les mères (on ne pouvait pas dire les 'nonnes') étaient économes!

L' "Institut de la Ste Famille" est le nom de  l'ordre de ces mères religieuses. L'ordre avait  plusieurs écoles au Congo (pour blancs et indigènes) et en Belgique. Chaque école portait un nom différent. Notre école était un pensionnat, parce qu'il y avait des  internes venant de loin -  donc pensionnaires  - mais aussi des 'externes' venant journellement  avec le bus de la ville.

Donc ne confondons pas : Le nom de l'internat était bien Albert 1er.  D'ailleurs certaines et certains se souviennent de la figure du roi chevalier, sculptée dans un grand cadre en bas relief, juste à l'entrée du couvent, près de la sonnette. La Sainte Famille était le nom de la Congrégation des religieuses qui dirigeaient cette école, nos mères. On disait donc Pensionnat Albert 1er de la Sainte Famille, comme on disait Collège N-D de la Victoire des pères Jésuites.

André Bonsang (qui a rédigé les textes sur le collège, années 1949-1955) à qui je me suis adressée pour placer les explications que vous lisez sur le site, me faisait remarquer que les collégiens qui venaient visiter leurs sœurs ou cousines, le dimanche, ne manquaient pas de sortir leur mouchoir pour moucher ce brave roi Albert dont le nez débordait fièrement du cadre. J'aime cette histoire du mouchoir que je ne connaissais pas - parce que la rencontre avec les frères était organisée de telle sorte que, n'ayant pas de frère, il m'était tout à fait impossible de voir ces beaux garçons, qui nous intéressaient bien à l'âge de l'adolescence! Mais hélas, nous étions bien gardées dans d'autres parties du bâtiment, pour ne pas être tentées... Heu.. Dommage!!!

Voyons maintenant les quelques photos que je vous propose.

 

Costermansville

      

            Cost                                          Het Pensionaat                                        La Botte 

De Ruzizi                     ...  en  ...              Zijn Visser(s)

 

Première photo : Heidi 1

Sur la première page de 7 photos, intitulée Costermansville, je veux simplement attirer votre attention sur la photo du milieu en haut, intitulée « Het Pensionaat ». Vous y voyez notre école telle qu'elle était fièrement avec la Botte dans le fond, vers les années 50. En effet, on distingue bien les deux cours intérieures : la petite à gauche avec l'ancienne chapelle, était un jardin-cloître où les garçons venus du collège allaient rencontrer leurs sœurs ou leurs cousines deux dimanches par mois et se promenaient par petits groupes (cérémonie ridicule) pendant que toutes les autres étudiantes étaient tenues à l'écart de ces dangereux garçons. C'était aussi très près du parloir par où les visiteurs entraient

Il y avait tout à fait à gauche de cette première cour, sur l'étage des chambres pour pensionnaires (un dortoir),  et  en bas, au niveau du sol, il y avait aussi quelques chambres. En 1947 ma sœur et moi y avons logé un an. Ma chambre était l'ancienne sacristie. Plus tard ces chambres du rez-de-chaussée furent attribuées aux filles indigènes qui travaillaient au couvent. Ma mémoire est un peut floue, mais je crois qu'en face il y avait le réfectoire- certainement à la fin des constructions. Ou d'abord l'ancienne chapelle? Je ne vois pas bien la tour de la chapelle sur cette photo. Dans la petite cour il y avait aussi des classes. Pour les petites, mais aussi pour les flamandes du premier grade (1ere et 2eme primaires ensemble dans la même classe)  et seconde grade (3èm et 4ème primaires) - à partir de la 5ème primaire les flamandes étaient intégrées dans les classes d'expression françaises. Je me souviens notamment de Mme Davin qui était notre professeur de 6ème et que j'aimais bien. La cour de cette première partie du bâtiment était plutôt un jardin, on y a eu aussi une fois un petit crocodile dans une cage. Mais au fil des années il me semble que ce jardin a pris un caractère de cloître où les élèves n' accédaient presque plus. Seules les mères y avaient accès, car il y avait alors l'entrée pour une salle qui leur était réservée ainsi que la chambre de la révérende mère. Les filles indigènes avaient aussi bien sûr le droit et la nécessité d'entrer dans cette cour carrée puisque leurs chambres et le réfectoire y étaient.

À droite de la même photo, nous voyons très bien la plus grande cour qui n'était pas encore fermée à cette époque, mais le deviendra plus tard. Grande cour de récréation avec dalles et petit jardin également (voir aussi à ce propos les quatre photos suivantes sur la Fête de la Jeunesse). Cette grande cour sera fermée plus tard par la construction de la nouvelle chapelle.

 

Pensionnat Albert 1er

BUKAVU

 

1953

La Fête de la Jeunesse

 

 

Deuxième photo Heidi 2

Il s'agit d'une page contenant quatre photos, une à gauche et trois en colonne à droite. Cette page est consacrée à la Fête de la Jeunesse, en 1953. Vous voyez sur les trois photos de droite les jeux des élèves dans la grande cour. On peut voir la séparation entre une partie ancienne avec les dalles et une partie ajoutée avec les plantes. Sur les barzas de cette cour, nous, pensionnaires, étions au temps de pluie obligées de marcher en rond en chantant des chansons du Tiouli ... Je me rappelle: "Il était un petit navire qui n'avais ja-, ja-,jamais navigué Ohé Ohé..."et d'autres.  Quand il faisait plus beau on jouait dans la cour même (sur les dalles, naturellement) où on devait participer aux jeux avec des boules, comme 'camps ruinés' et d'autres.

Sur la photo de gauche, nous voyons le portrait de la Révérende Mère (S. Bruneel) et des hôtes dont Monseigneur l'Évêque je crois et le père blanc qui donnait le cours de religion) Dans le fond, sur cette même photo on voit une dame (professeur d'Anglais, je crois) causant avec une autre.

Pour les jeux (photos de droite, je n'ai pas d'autres commentaires que de vous convier à admirer nos beaux uniformes et nos rangs impeccables ou nos tenues sportives et l'élégance du geste des parfaites gymnastes que nous étions (hum !)

 

Troisième photo Heidi 3 - Classe de quatrième moderne 1955-1956

 

(Note : cette photo se retrouve sur le site http://www.stiopka.com/stefamille/Pensionnal.html

C'est la photo du haut parmi les cinq photos représentant le pensionnat, seulement la date est fautive, puisqu'il s'agit de MA CLASSE AVEC LE DIPLÔME DU CYCLE INFÉRIEUR DES HUMANITÉS MODERNES, daté le 11 juillet 1956. Les élèves tiennent en main leur diplôme qu'elles viennent de recevoir.

Nous voyons :

de gauche à droite, 1e rangée en haut, debout:

Yvonne van Rijmenam, Gabriella Pizzaguerra (Italienne, ses parents avaient l'hôtel 'Le Gorille' vers le Nord - je crois: Kabare), Françoise Gossiau (ou Gossiaux?), Annie van Leeuwen (Néerlandaise), Mère Scolastique qui était chargée de notre classe, cette année-là, Monique Herman, (je ne suis pas sûre: Monique ou Chantal ?), Heidi Hanewald (moi-même, Néerlandaise)

2eme rangée, à genoux:

Peut-être Thérèse Didier (avec la main de Gabriella sur son épaule)

3eme rangée, assise à gauche:

Maria van de Water

Je reconnais d'autres visages mais je regrette de ne plus savoir les noms.

Au centre: deux plus jeunes filles sans diplôme en main, sont sans doute les 'petites' d'une classe plus jeune, 6eme ou 5eme des humanités, qui avait la tâche (ou l'honneur) de nous soutenir moralement durant la période des examens.

Ce procédé (ce jumelage) était une sorte de nouveauté de l'école, je pense - pour s'intégrer et intensifier les contacts entre les classes. Pour les petites, cela permettait d'en savoir un peu plus sur les grandes. Je pense qu'on leur demandait de nous servir des bonbons ou à boire, quand on aurait envie. Et puis il y avait l'aspect d'une sorte de fête à la fin des examens. Sans doute les petites avaient à faire pour organiser cette fête. Seulement à ce point la mère Scolastique - qui avait la charge de notre classe; un peu comme une tutrice de classe,  avait dut s'absenter. Ce qui avait eu comme résultat: pas de fête cette année-là après les examens 1955-1956.

Alors, nous étions très fâchées, vous comprenez! Et nous nous étions mises d'accord  pour nous venger (sauf les petites, naturellement). Le choix de notre vengeance avait été d'aller secrètement faire quelque chose qui était strictement défendu: fumer, cachées dans le jardin. Les externes savaient nous procurer les cigarettes!

Pour les fêtes des autres années, j'espère que d'autres informatrices pourront mieux  raconter que moi le rôle de ces petites aides d'un jour.

Sur mon diplôme j'aperçois quelques signatures d'examinateurs : S.Bruneel (la Révérende Mère Supérieure), Alice Paré (Prof de Mathématiques) I (?) Puylaert, Van de Walle-Swaelen, R. Demaël, Mme Renauld (Histoire et Néerlandais cours fort) Georges De Haene p.b. (?) (Religion)

Sur des certificats antérieurs, je retrouve encore: M. Chaput (Français), Mme Morimont, Mme Grandfils ..

Mais cela m'a fait plaisir d'essayer m'imaginer les personnes derrière ces signatures:  c'était qui? quel prof? quelle histoire je me rappelle avec ce prof? Les noms - si je pouvais déchiffrer la signature - me rappelaient le passé, mes profs et cela m'amusait.

D'autres signatures qui ne sont pas lisible pour moi...

Peut-être d'autres anciennes élèves pourraient-elles en ajouter?

Voilà. J'espère avoir contribué à votre documentation. Ce recours aux photos m'a fait du bien, pour repenser aux temps de jadis. J'espère aussi retrouver un jour (qui peut savoir) d'anciennes camarades ou recevoir des nouvelles de copines)

Excusez mon Français qui n'est plus de la même qualité que celui que Madame Chaput nous a enseigné. En effet, depuis l'année scolaire 1956-1957, je suis rentrée aux Pays Bas.

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Retrouvailles du 11 février 2006

Par Michèle RALET

Nous nous sommes rendues comme chaque année vers 14h30 à la rue Chaumontel.

L'ambiance africaine est tout de suite ressentie lorsque nous arrivons dans le grand couloir qui nous mène à la salle où nous nous réunissons. En effet, les tables sont décorées d'objets divers fabriqués entre autres par des enfants de Bukavu ; la matière première qui sert à fabriquer ces magnifiques réalisations est le « bananier » : sets de tables, objets décoratifs divers, encadrements, très beaux mobiles de différentes grandeurs et même de grands chapeaux... Tous ces objets sont destinés à la tombola qui fera beaucoup d'heureux ! Lorsque nous entrons dans la salle, nous sommes accueillies par notre inoubliable Mère Mathilde qui a 96 ans ; elle nous rappelle immédiatement notre jeunesse car elle était incontournable dès que nous passions la porte d'entrée du Pensionnat de la Ste Famille. Bon pied bon œil, comme à l'époque... Elle contrôlait nos allers et venues et rien ne lui échappait ! D'ailleurs, elle reconnaît encore directement toutes les anciennes élèves et évoque des souvenirs précis concernant l'une et l'autre !

Nous éprouvons beaucoup de bonheur à retrouver les Sœurs qui sont présentes, ainsi que Madame Davin, que nous avons presque toutes eue comme professeur, assez sévère et très efficace ! Elle a actuellement 94 ans, toujours en pleine forme et en paraît 15% de moins, (nous n'avons pas oublié notre 6ème primaire...). Nous étions plus ou moins une soixantaine, dont les habituées qui viennent toujours et savent qu'elles vont d'office se retrouver... Par contre, d'autres anciennes sont venues également ce qui nous a permis de raviver d'autres souvenirs encore... Nous espérons qu'elles reviendront, car les élèves aussi avancent en âge et les problèmes de santé font que certaines d'entre elles, manquent malheureusement à l'appel, ne fût-ce que provisoirement !

L'ambiance était très conviviale et les conversations très animées... Françoise Brassine n'a toutefois pas eu de mal à se faire entendre à plusieurs reprises, son timbre de voix énergique passant largement au-dessus du brouhaha général.
Nous avons ainsi appris qu'une grande fête sera organisée le 17 juin à l'occasion des 150 ans de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille, nous sommes toutes et tous cordialement invités. Françoise demande aussi que quelques volontaires viennent avant nos réunions pour aider à installer les tables et chaises à 12h et pour débarrasser ensuite. Ces tâches incombant actuellement à 2 ou 3 personnes qui ne rajeunissent pas non plus, dont une Sœur âgée ! La tombola de ce jour a rapporté 382 euros en faveur du Lycée Wima. Henriette Doyen a annoncé que les fonds promis par les autorités locales n'ont pas été attribués, sauf une somme dérisoire de 175 dollars ! C'est donc grâce aux actions et dons que le Lycée a pu effectuer quelques travaux, tels que : évacuations sanitaires indispensables, réparations de fuites d'eau importantes qui ont demandé un grand travail, puisque les conduites se trouvaient en dessous de notre salle de gymnastique, réfection de certaines classes et des trottoirs... mais les moyens manquent. Donc, il faut continuer à verser ! Par contre, le mobilier de la cuisine et du réfectoire que nous avons connu est toujours bien là !

Après avoir dévoré une grosse partie des tartes et gâteaux, la réunion s'est terminée aux environs de 17h30.
Nous repartirons avec l'agréable sensation d'avoir, durant ces quelques heures, oublié nos tracas, pour nous retrouver joyeusement dans le passé dont nous avons gardé un si bon souvenir.

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SOUVENIRS . . .

Par Christiane ENGELS - De BROYER, Berteneinde 7 - 2200 Morkhoven

Du Pensionnat à Bukavu j'ai gardé de bons souvenirs. Quitter mes parents était toujours dur mais une fois que je retrouvais le rythme de l'école, cela allait mieux.

J'habitais Lutiba ; à 25 km plus loin dans la brousse se trouvait Birambizo où plus tard s'est établie une maison de la Sainte Famille.

Aller à l'école était toute une aventure. Comme il n'y avait pas de route carrossable, j'étais amenée en tipoy jusque chez les princes Sapieha, grands-parents de la Princesse Mathilde, où j'étais toujours bien reçue. C'étaient des gens chaleureux et simples pour lesquels j'ai toujours gardé de l'affection.

Je passais la nuit chez eux et le lendemain on me conduisait, avec leur fille Marie, à Goma ou à Kirotshe pour faire la traversée jusqu'à Bukavu sur le SS Général Tombeur. Passer la journée sur le lac tout bleu, quelle fête !
Malheureusement, ma mère est tombée malade et comme j'étais une enfant unique, j'ai décidé de rester à la maison. Je ne m'y suis pas ennuyée : j'ai fait le travail de bureau de mon père, j'ai visité les plantations, j'ai suivi des cours par correspondance, j'ai beaucoup lu et écouté beaucoup de musique.

Nous étions 4 jeunes filles à Lutiba et environs : Nicole et Monique Bouquey, Lucienne Broeckaert et moi. Nous nous voyions régulièrement et cela rendait belles nos jeunes vies.

En 1952, j'ai fait la connaissance de mon futur mari. C'était un fils de fermier de la Campine anversoise. Il était étudiant à la Ferme-école de Musheweshwe, près de Katana. Qui y était directeur ? Monsieur Hendricks, le père des « petites Hendricks » (Monique et Nicole) du pensionnat !

Nous nous sommes mariés le 4 août 1954 sur la terrasse barza de la maison de mes parents à Lutiba.
Mon mari et moi avons eu l'honneur et le plaisir d'avoir comme invités à notre mariage quasi tous les membres de la famille Sapieha. Les Pères Blancs de Birambizo étaient aussi de la fête. Ce fut une journée mémorable.

Nous avons eu 5 enfants : à deux reprises des jumeaux et à chaque fois un garçon et une fille, nés en Belgique, et entre les deux une fille née au Congo, à la mission américaine de Ruanguba- Rutshuru. A la naissance des premiers jumeaux, nous avions perdu le petit garçon, ce qui fait qu'il nous est resté 4 enfants, 3 filles et 1 garçon.

A Lutiba, nous avions une plantation de café et de thé. La récolte de café était annuelle mais le thé se cueillait tous les dix jours. Au début nous pouvions porter les feuilles de thé à la fabrique de Mr. de San, le mari d'Hedwige Sapieha, où on les séchait et conditionnait. Quand la récolte de Mr. de San devint plus importante et que sa fabrique ne parvint plus à tout absorber, mon mari décida de construire lui-même une fabrique. Ce fut un dur travail mais il nous donna beaucoup de satisfaction. Les feuilles de thé sortaient de chez nous fermentées, séchées et conditionnées en sachets de 50gr, direction Lipton.

En 1959, une forte averse de grêle ravagea notre plantation et détruisit notre récolte. Très abattu, mon mari tomba malade et en 1960, nous avons décidé de rentrer en Belgique où nous nous sommes occupés de culture de fraises et de batteries de poules pondeuses. Mon mari est décédé en 1990.

Depuis 1969, je me rends régulièrement dans un joli endroit sur la Costa Brava. Là, avec ma famille, je retrouve le soleil, le ciel, les fleurs, les montagnes vertes et la couleur bleue du lac Kivu. Tout m'y rappelle notre beau Kivu !

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Les deux derniers textes sont extraits du dernier "MAILLON". Si donc vous nous faites parvenir la collection la plus complète possible du "MAILLON", il nous sera déjà possible d'évoquer quelques souvenirs de la vie au Pensionnat de ses débuts jusqu'à l'indépendance du Congo.
Si en plus nous recevons des anecdotes et des photos, on pourra faire de ce site un très beau souvenir de notre vie de l'époque.

Le Web master.

Quelques Photos . . .


 

Ste Famille, septembre 2006
(Cliché Jaumin)



Ste Famille 1953
De quelle classe s'agit-il?
(Cliché Marie-André Cantillon)



Ste Famille, septembre 2006
(Cliché Jaumin)

Et Autres Documents . . .

Juin 1957 : Résultats rhétos et premières (Document Guy Van Greenberghe)

 AU PENSIONNAT ALBERT 1er.

Diplômes de fin d'études moyennes du degré supérieur délivrés :

  1. Avec le plus grand fruit : Melle Elza Gevaerts.
  2. Avec grand fruit : Melles :
    Marie-Claire Bailleux.
    Marie Kozyreff.
    Carla Drosson.
    Monique Boulet.
    Elyane Duchateau.
  3. Avec fruit : Melles :
    Thérèse Beyaert.
    Hélène Bussers.
    Edwige Dockx.
    Olga Michelson.
    Danièl Winkelmans.
    Françoise Liégeois.

Melle Elza Gevaerts ayant obtenu les 86,6 % des points s'est vu attribuer le "Prix du Gouverneur Général" et la "Médaille d'or" offerte par l'institut, récompense décernée à l'élève qui à mérité le premier prix d'excellence au cours des six années des Humanités.

La même classe en Poésie 1956

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Bukavu : Presse Africaine du 16 juin 1956
Recherches effectuées par Guy Van Gremberghe

L'INSTITUT DE LA SAINTE FAMILLE FÊTE LE CENTENAIRE DE SA FONDATION

Samedi dernier, nous avons eu le plaisir d'assister, en la salle du Collège, à une séance organisée par les Dames de la Ste Famille qui fêtaient le Centenaire de leur Institut.

Après une allocution de Maître Beyaert, empreinte de simplicité et d'émotion, la séance débuta par une cantate polyphonique. Les voix fraîches et bien timbrées des jeunes filles, sous la compétente direction de Mme Klinkenberg, surent donner de ce morceau difficile et austère, une exécution sans faiblesses.

La seconde partie du programme, "La poudre aux yeux" comédie de Labiche témoignait également du soin parfait apporté à sa préparation, tant au point de vue décors et costumes, que de la mise en scène et du jeu des jeunes actrices.

Nous avons beaucoup admiré l'aisance de ces jeunes filles, nullement impressionnées par un public nombreux où figuraient la plupart des personnalités de la ville. Pas d'erreurs, ni de "trous" dans un texte enlevé cependant à un rythme vif et fort agréable.

C'est avec plaisir que nous félicitons sincèrement les Dames de la Ste Famille, les jeunes interprètes, et leurs collaborateurs, le fidèle Mr Buisseret et Mr Heyman, bien connus des amateurs de théâtre de Bukavu.

Le lendemain, une messe solennisée eut lieu à la Cathédrale, où la Chorale du Pensionnat interpréta avec talent la première Messe Brève à deux voix de Boissière.

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